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Les iliens s'organisent (copyright Le Figaro)

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Les iliens s'organisent (copyright Le Figaro)

Message  DOUBLE COURONNE le Mar 19 Sep 2017 - 14:41

Mis à jour le 19/09/2017 à 08h03 – Publié le 18/09/2017 à 17h51
Daniel Leo, l'ancien capitaine samoan, sensibilise cette semaine le rugby français sur les spécificités des joueurs iliens. Et il prend leur défense.

Un pavé dans la mare. L’ancien capitaine des Samoa, Daniel Leo, bientôt 35 ans, a décidé à l’issue de sa carrière - il a joué en Angleterre (Wasps, London Irish) et en France (Bordeaux-Bègles, Perpignan) - de se mettre au service de la communauté des joueurs des îles Pacifique. Aider les joueurs à s’adapter à la vie en Europe, mais aussi défendre les droits de rugbymen venus des antipodes. « J’ai joué pendant douze saisons en Europe, huit en premiership et quatre ans en France, raconte le colosse polynésien, ancien deuxième-ligne, au Figaro.J’ai voulu mettre mon expérience au service des autres joueurs de ma communauté. »
À l’automne 2014, les joueurs samoans, emmenés par Dan Leo, avaient menacé de faire grève avant d’affronter l’Angleterre, réclamant des primes de match revalorisées (ils touchaient 400 € par match et demandaient 550 €). Si la requête est entendue, Dan Leo ne sera plus jamais sélectionné pour « Manu Samoa ». Mais son combat pour la reconnaissance des joueurs du Pacifique est lancé. En 2016, il crée l’association « Pacific Players Welfare » (aide sociale aux joueurs du Pacifique), une initiative rapidement soutenue par l’association des rugbymen anglais. Cette semaine, l’ancien capitaine viendra à Perpignan puis à Lyon pour sensibiliser les instances françaises (Ligue et Provale, le syndicat des joueurs) à la question des joueurs du Pacifique qui « représentent 15% des effectifs professionnels dans le monde ».

Le mal-être de joueurs déracinés

Le principal travail de « Pacific Players Welfare » est d’apporter un soutien, un accompagnement aux « 500 joueurs pros ou semi-pros qui sont en Europe » et se trouvent déracinés. « En arrivant en Europe, beaucoup de joueurs se retrouvent totalement désœuvrés, coupés de leur communauté. Notre culture, dans les îles du Pacifique, repose sur des valeurs ancestrales: on sappuie beaucoup sur notre famille, notre culture, notre église, détaille Dan Leo. Si on est coupés de ces éléments, la vie peut être très dure. L’isolement social peut être un élément très perturbant pour les Iliens. Nous nous sommes rendus compte que ces joueurs, mais aussi leurs familles, avaient besoin de soutien. » Souvent, les Iliens d’une même équipe se retrouvent entre eux, les anciens servant de guide aux plus jeunes, à l’image de ce qu’a pu faire un joueur comme Sireli Bobo (Biarritz, Racing 92).
Il y a aussi des malentendus culturels. La vie en Europe est totalement différente. Et beaucoup de joueurs qui vivent ici ne comprennent pas la façon de vivre
Dan Leo
L’actualité récente est émaillée de problèmes extra-sportifs concernant des joueurs du Pacifique. Il y a d’abord eu le cas de l’ailier fidjien Alipate Ratini, remercié par Grenoble, puis le Stade Français et enfin Perpignan. Plus récemment, le Stade Français a licencié un autre ailier fidjien, Josaia Raisuqe, pour une histoire d’agression sexuelle présumée. Sans cautionner de tels débordements, Dan Leo tente d’apporter quelques explications : « Il y a aussi des malentendus culturels. La vie en Europe est totalement différente. Et beaucoup de joueurs qui vivent ici ne comprennent pas la façon de vivre. Après, cela engendre des problèmes: le rapport à lalcool est ainsi un vrai problème. Nos cultures sont basées sur le côté physique, le défi. Les bagarres sont perçues dune façon différente, cest un peu plus accepté. Ce qui nest pas le cas en France et en Angleterre. Nous devons éduquer, expliquer cela aux joueurs surtout à ceux qui arrivent directement du Pacifique. »
Et Dan Leo d’insister : « Quand certains joueurs doivent faire face à la pression et à la solitude, ils se tournent vers l’alcool. Ce n’est pas une solution. » Pour l’ancien capitaine samoan, « demander de laide ne fait pas partie de notre culture. Dès notre enfance, nous ne sommes pas encouragés à le faire. Cest pour cela que nous avons créé cette association. Pour que des anciens joueurs viennent en aide à ceux qui arrivent en Europe. Il faut forcer notre nature: culturellement, nous ne sommes pas habitués à demander de laide à des anciens. »

Des académies qui posent problème

Pour repérer au plus tôt les meilleurs éléments, deux clubs du Top 14 ont créé des académies aux Fidji. Clermont a été la première équipe, dès 2007, à développer un partenariat avec Nadroga. Et fait venir des phénomènes tels que Napolioni Nalaga, Peceli Yato, Alivereti Raka et… Noa Nakaitaci, qui porte désormais les couleurs du XV de France. Brive a également développé un partenariat similaire avec une structure basée à Nadi. Le CAB est aujourd’hui l’un des clubs qui a la plus importante communauté fidjienne (Koyamaibole, Burotu, Galala, Masilevu, Waqaniburotu…). Pour Dan Leo, « c’est une bonne idée mais cela doit se faire de manière durable pour les Fidji. Les retours que j’en ai sont que ce ne sont pas de vraies académies. On donne d’anciens shorts, maillots et équipements à ces joueurs et on prend les meilleurs éléments, on les envoie en Europe. »
Au regard de ce que dit World Rugby, ces soi-disant académies sont illégales.
Dan Leo
Pour Dan Leo, « les choses doivent se faire dans les deux sens, ce n’est pas le cas actuellement. Le développement ne profite pas vraiment à ces régions. Au regard de ce que dit World Rugby, ces soi-disant académies sont illégales. La fédération fidjienne préfère fermer les yeux, elle doit sûrement – je n’en ai pas la confirmation – recevoir de l’argent. Mais ce n’est pas viable, si les clubs prennent les meilleurs joueurs, ils doivent plus investir en retour. Sinon, il s’agit juste d’une fuite des talents et c’est triste. »

Les parents pauvres du rugby mondial

Les trois nations majeures du Pacifique (Fidji, Samoa et Tonga) sont régulièrement pillées de leurs éléments. La Nouvelle-Zélande naturalise régulièrement les « cracks » venus des îles alentour. Mais l’Australie, l’Angleterre (Manu Tuilagi, les frères Vunipola) et la France en font de même. Ainsi les ailes du XV de France accueillent deux natifs des Fidji, Virimi Vakatawa et Noa Nakaitaci. Au bout de trois ans de résidence dans un pays, un joueur peut adopter la nationalité de son pays d’accueil. À partir de 2021, il faudra compter cinq ans de résidence pour revêtir la tunique d’une autre nation. « On en revient à la question de l’argent, poursuit Dan Leo. Ces choix, in fine, sont dictés par la volonté de fournir de meilleures conditions de vie à sa famille, à ses amis, à son village. Si ces opportunités se présentent, nous encouragerons les joueurs à le faire car les carrières sont courtes. »
Autre problème : les pressions imposées par les clubs européens sur les joueurs afin qu’ils renoncent à leur équipe nationale. Cela avait été le cas pour Census Johnston au moment de prolonger au Stade Toulousain même s’il avait finalement rejoint le squad samoan pour le Mondial 2015. Auparavant, le Racing 92 avait été soupçonné d’avoir agi de la sorte avec Sireli Bobo et Jone Qovu. « Ces pressions existent, assure Dan Leo, et les clubs proposent des contrats avec ou sans carrière internationale. Et le manque à gagner est de l’ordre de 30 à 40%. »
Nous devons aussi évoquer la question de la corruption de nos fédérations. 
Dan Leo
Le Samoan noircit un peu plus le tableau, en critiquant également les fédérations des pays du Pacifique. « Nous devons aussi évoquer la question de la corruption de nos fédérations. Aux Fidji, aux Tonga, aux Samoa, il y a de nombreux dysfonctionnements. C’est un frein pour faire venir des sponsors importants. Personne ne veut être associé à cette corruption. On doit devenir bien plus professionnels dans notre mode de fonctionnement. » Et de pointer également du doigt les manquements de la fédération internationale : « World Rugby n’est pas clair sur ce qu’il veut faire pour les nations du Pacifique. Le rugby est devenu un business et il n’y a pas beaucoup d’argent à se faire chez nous. Ce n’est pas un bon investissement. On ne génère pas d’argent, pas de revenus télé… Nous aimerions que World Rugby ait une vraie vision, un vrai cap pour les nations du Pacifique afin que le rugby puisse s’y développer durablement. J’ai l’impression que notre communauté donne beaucoup au rugby, mais qu’elle n’a quasiment rien en retour. »
En faisant entendre sa voix, Dan Leo entend faire bouger les lignes.

DOUBLE COURONNE
crevette grise
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